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2012 - Restauration du portail Convertir en PDF Version imprimable

… le portail monumental  est restauré également !

Pour compléter la restauration de l’église, il fallait traiter également son environnement immédiat : ce portail, pour l’essentiel de la même époque, le début du XVIIIème, qui avait été inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques dès 1944.
L’opération aura coûté 51 500 €.
1er acte : ERDF dépose les câbles électriques et le menuisier Michel Vellas dégonde les lourds vantaux (600 kg chacun ?) et les emporte dans son atelier de Bédarieux. Ils avaient été restaurés dans les années 70, mais avec des bois insuffisamment traités qui s’altéraient. Avec les difficultés qu’on imagine pour manipuler de telles pièces et le soin qu’il fallait pour retirer tous les clous forgés et les replacer sans trop en briser, il les a sinon remis à neuf, du moins bien restaurés.
 
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ETE raccordant les câbles de France Telecom
 
Par ailleurs, ERDF avait déjà déposé les câbles électriques passant sur la corniche du portail et éliminé un compteur de chantier devenu inutile derrière le vantail côté église ;  l’électricien Flavien Galtier dépose les lanternes et leurs câbles ; France Telecom déplace les câbles téléphoniques, qui escaladaient la façade la plus en vue, pour les reposer dans l’encoignure portail-église, en passant par un percement du mur réalisé gracieusement par l’électricien Patrick Coste.
2ème acte : l’entreprise Façade 34 fait dresser un échafaudage qui emmaillote le portail jusqu’à son sommet. Nuitamment, le Maire et son adjoint pulvérisent un produit pas du tout écologique pour éliminer des guêpes qui avaient élu domicile au sein de l’attique, manifestement creuse, et qui risquaient de très mal prendre la violation de leur domicile.
 
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Les pierres du sommet de l’attique avaient été à l’origine grossièrement protégées par un andain de mortier en si mauvais état qu’elles avaient bougé dans tous les sens de quelques centimètres : il était temps de consolider l’ensemble !
Première idée, Frédéric Fiore imagine une toiture en tuiles  comme les génoises d’à côté ; on s’amuse à vanter l’efficacité du silicone, mais, in fine, il prend et maintient fermement la décision de recourir à l’arme absolue d’une couverture en plomb à l’ancienne.
 
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Le maçon remet habilement les lourdes pierres en place et prépare une chape de mortier que l’entreprise Camblong couvre avec le plus grand soin de cuivre et de plomb. Luxe de précaution, elle couvre également la corniche du bas de l’attique et même le dos d’âne des murs de part et d’autre du portail proprement dit ; avec grand soin, elle creuse une gouttière où dissimuler les disgracieux connecteurs des câbles de France Telecom.
 
3ème acte : le maçon s’attaque à la face intérieure.
Il faut d’abord consolider la grande pierre calcaire blanche, sur laquelle on s’interroge : ce type de pierre (une sorte de pierre de Castries) n’a été introduit à Villeneuvette qu’au XIXème ; sa fixation par quelques ferrailles est bizarre ; son dessin illisible ; avec quelque imagination, on croit y voir un aigle, mais diable ! de quel roi ? de quel empereur ? Dans le doute, on n’a pas voulu tricher, on cherche des photographies : en avez-vous ?
 
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Interrogation aussi sur une inscription plus bas, dont il ne reste que l’initiale « D » : imaginez la suite !
Le maçon fait quelques reprises là où les pierres, du grès de Villeneuvette, de qualité variable, ont trop souffert ; le tailleur de pierres Patrick Moisson fait même une prothèse (gracieusement).
Il lui  faut ensuite reconstituer tout le décor en faux appareil, copiant la face extérieure ; l’architecte a pu le redessiner en détail grâce à quelques photographies très anciennes. Là, ce n’est plus un enduit fouetté à la branche de buis, mais un enduit piqueté avec un balai de bruyère tenu à l’envers : nuance !
Le maçon nettoie ensuite les pierres de l’attique et des pilastres de la face extérieure, puis « nourrit la pierre » d’une eau forte objet de dosages pointilleux.
 
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Côté extérieur, sur l’attique, on voit bien que les Républicains de 1848 ont recouvert une sculpture antérieure, dont le pied (de grès de Villeneuvette) déborde du « nu » de l’attique ; pour leur fière devise  « HONNEUR AU TRAVAIL », ils ont dressé un plan en mortier enduit, qui sonne creux (rappelez-vous les guêpes !) ; nous n’avons pas osé le sonder, de peur de commettre l’irréparable ; un jour, peut-être, pourra-t-on l’ausculter par un procédé non destructif ?
4ème acte : Frédéric Fiore demande au peintre Jean-Louis Escolano de trouver la meilleure teinte pour la devise et son support ; noir sur fond blanc serait trop dur (comme on le voit sur les photographies noir et blanc dont nous disposons), on opte pour une écriture rouge brique sur fond ton pierre, contrastant toutefois en clair par rapport au grès de l’attique.
 
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En dessous, on voit que «? MANUFACTURE  ROYALE ?» était peint en noir sur fond très clair : on fait de même.
Le mot « ROYALE » a été bûché avec soin en 1848, dit-on : il ne reste qu’un cartouche vide. Si l’on veut revenir à l’origine, il faut changer les pierres qui supportaient le mot, pour l’y regraver (mais où s’arrêter dans cette voie ?) ; pour faciliter la compréhension du touriste qui passe, on peut peindre le mot manquant sur le fond du cartouche ; on peut laisser les choses comme elles le sont depuis 160 ans : c’est ce qui est fait actuellement.
 

Dernier acte : M. Vellas rapporte les vantaux, les repose sans difficulté : les gonds sont restés à leur place, le chemin de roulement aussi ; il lui faut simplement ajuster ces vantaux pour permettre à nouveau leur fermeture. Le ferronnier André Delplanque ayant refait serrures et clés, Villeneuvette peut s’enfermer à nouveau comme au temps jadis ! Oui, mais on pourra toujours passer par le portillon qui fonctionne lui aussi désormais !
 
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